Le gouvernement Burkinabè renonce au coton transgénique

coton--bfLe Burkina Faso, le seul État de la sous-région ouest-africaine qui a accepté de faire l’expérience de l’agriculture biotechnologique au début des années 2000, a décidé de renoncer à la culture du coton transgénique.

Considéré comme un laboratoire pour le continent, le pays des hommes intègres a abandonné l’expérience la semaine dernière, assurant que le coton génétiquement modifié (CGM) n’était pas rentable.

«La fibre de coton que nous produisons aujourd’hui est devenue courte», et donc plus difficile à filer, «ce qui signifie que sur le marché c’est une activité qui n’est plus très intéressante pour nous», a justifié le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, révélant que son gouvernement a pris des dispositions pour stabiliser la filière en injectant de l’argent frais pour aider les producteurs.

La fin de la culture du coton génétiquement transgénique «c’est une bataille de gagnée», s’est félicité Christian Legay du Conseil national de l’agroalimentaire biologique qui regroupe des associations de consommateurs et d’agriculteurs. A défaut d’un abandon total, le groupe milite pour un moratoire de 5 à 10 ans sur les OGM au Burkina.

Mais dans la réalité, le renoncement au CGM est plutôt motivé par la rentabilité de ce nouveau coton produit sur le marché mondial, où le coton burkinabé, très apprécié par le passé pour sa pureté et la longueur de sa fibre, a décliné.

Conséquence, le pays a perdu son label au coton burkinabè, occasionnant des pertes évaluées à 48,3 milliards de FCFA pour la période 2011-2016.

 

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