Les biotechnologies gagnent du terrain en Afrique

De plus en plus de pays africains recourent aux produits de la biotechnologie pour développer leur agriculture. Ce qui sied parfaitement aux leaders du secteur à l’échelle mondiale, lesquels saisissent cette balle au bond.

Monsanto, le géant américain des semences et de la biotechnologie fait partie de ceux-ci. Sur le continent noir, cette entreprise doit sa célébrité à son coton transgénique de type Bt. Cette variété est largement utilisée au Burkina-Faso, pays qui, après l’avoir longuement testé, a permis sa culture à grande échelle depuis 2008.  Ainsi, actuellement, 80 % des plants de coton burkinabés sont génétiquement modifiés. Fort d’une notoriété acquise au fil des années, le coton Bt a pu dépasser les frontières du pays des Hommes Intègres pour gagner l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Mali.

Continuant sur la même lancée, Monsanto participe au programme international Water Efficient Maize for Africa, qui est soutenu à hauteur de 47 millions de dollars américains par les fondations de Bill Gates et de Warren Buffett. Dans ce cadre, Monsanto sèmera, à partir de 2013, sa nouvelle trouvaille, du maïs résistant à l’aridité, en Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie) et en Afrique Australe (Mozambique, Afrique du Sud).

De ce qui précède, l’on pourrait croire que Monsanto monopolise le marché africain. Mais, en réalité, à côté de lui évoluent d’autres organismes à l’instar de la Fondation Syngeta qui investit chaque année 1 million de dollars américains dans la recherche en biotechnologies animales et végétales au Kenya. Curieusement, elle prend part à un projet d’élaboration d’un maïs résistant aux insectes avec l’institut kényan de recherche agricole. Comme quoi, les biotechnologues ont trouvé en l’Afrique un marché intéressant.

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