Côte d’Ivoire : l’opposition réclame la dissolution de la Commission électorale

cnc-civLa Coalition Nationale pour le Changement (CNC), un groupe de l’opposition ivoirienne, a exigé lors de son premier grand meeting qui a rassemblé moins de 5000 militants, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’elle considère favorable au président sortant, Alassane Ouattara.

Lors de son meeting organisé samedi à Yopougon, un des bastions de Laurent Gbagbo à Abidjan, la CNC réclame également la libération des prisonniers politiques, notamment de l’ex-président Gbagbo, détenu depuis trois ans à la Haye, par la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuit pour de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, dans un procès qui s’ouvrira le 10 novembre 2015.

Ce rassemblement n’est pas encore suffisant pour faire peur au président Alassane Ouattara et à ses partisans, a convenu Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale sous Laurent Gbagbo et instigateur de la Coalition nationale pour le changement (CNC). Qualifiant de mauvais le bilan politique, économique et social du mandat Ouattara, Mamadou Koulibaly qui assure que la CNC offrait une alternative, a appelé à entreprendre une démarche visant à rechercher des voix chez les militants pro-Ouattara avant la présidentielle.

Lancée officiellement le 15 mai, cette coalition dont est aussi membre Charles Konan Banny, réunit plusieurs personnalités politiques ivoiriennes issues du RHDP au pouvoir comme de l’opposition.

Mais ses chances de battre Ouattara aux élections présidentielles d’octobre 2015 sont assez faibles, vu ses difficultés à réunir ses militants, et le fait que ses leaders ne sont toujours pas mis d’accord sur le choix d’une candidature unique.

La CNC exige la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’elle considère favorable au président sortant, et demande la libération des prisonniers politiques, notamment de Laurent Gbagbo, détenu depuis trois ans par la Cour pénale internationale (CPI), où son procès pour crimes contre l’humanité débutera le 10 novembre.

En cinq ans, Alassane Ouattara n’a rien fait, a harangué Bertin Konan Kouadio, député Pdci le parti de Henri Konan Bédié et figure de la CNC. Nous sommes nombreux, nous sommes une force. Nous sommes capables de le chasser du pouvoir, a-t-il lancé, sous les ovations de la foule.

La Côte d’Ivoire vivra en octobre une présidentielle qualifiée de cruciale pour la stabilisation du pays, après la crise post-électorale de 2010-2011. Plus de 3.000 Ivoiriens étaient morts en cinq mois de violences.

L’actuel Président est considéré comme le grand favori des élections à venir. Son bilan économique et social est fortement apprécié par la communauté internationale, qui se montre plus sceptique quant à la réussite de la réconciliation qu’il prône.

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