Burundi : Les élections législatives et communales reportées d’une semaine

report-elec-burundiLes élections législatives et communales du Burundi, initialement prévue les 26 mai prochain, ont été reportées au 2 juin 2015, a annoncé la présidence du Burundi. Ce report décidé par le président burundais, Pierre Nkurunziza, constitue «une réponse aux demandes de l’opposition politique burundaise et de la communauté internationale », a indiqué conseiller en communication du président, Willy Nyamitwe. Ce, en précisant que ce report fait également suite aux recommandations de la Commission électorale (Ceni).

La semaine dernière, le président kényan, Uhuru Kenyatta, avait conseillé son homologue burundais de reporter les élections, vue la crise politique qui secoue le pays depuis trois semaines. Bien avant l’Union africaine, et la communauté internationale, avait appelé Pierre Nkurunziza a reporté les élections, car l’environnement n’était pas propice à l’organisation des élections.

En effet, les manifestations anti troisième mandat de Pierre Nkurunziza avait plongé le pays dans chaos. Une vingtaine de personnes ont été tuées par balles au cours de ces mouvements de violences. L’ONU, dressait la semaine dernière un bilan de plus de 35 000 déplacés, depuis le début des violences. Plus de 600 manifestants ont été interpellés.

La semaine dernière, une tentative de coup d’Etat de généraux et de commissaires de police,  a été déjoué par Pierre Nkurunziza.  Ce dernier,  étant en Tanzanie pour assister à un sommet sur la crise dans son pays, avait été annoncé destitué par les putschistes.  Ces derniers, reprochent au président sortant de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel « au mépris » de son peuple. Plusieurs de ces putschistes ont été interpellés. Le principal instigateur, l’ex chef de renseignement du pays, le général Godefroid Niyombare, serait en fuite.

Même si la candidature de Pierre Nkurunziza a été validée par la Cour constitutionnelle, les opposants à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, le jugent anticonstitutionnel et surtout contraire aux accords de réconciliation nationale signés à Arusha en 2000, qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006).

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