Faure Gnassimgbé réélu à la tête du Togo

C’est avec 58,75% de suffrages exprimés, que le président sortant du Togo, Faure Gnassimgbé a remporté l’élection présidentielle de 2015. Il était dans cette course à la présidentielle avec quatre candidats parmi lesquels l’opposant Jean-Pierre Fabre, son principal adversaire, qui n’a cumulé que 34,95% de voix. Ce avec une victoire écrasante à Lomè, la capitale du pays.

Faure Gnassingbé

Cette réélection de Faure Gnassimbé, dont sa famille dirige le Togo depuis 48 ans, constitue pour le Chef de l’Etat sortant un troisième mandat. Toutefois, « La commission électorale nationale constate que Faure Essozimna Gnassingbé est élu au titre des résultats provisoires, sous réserve de confirmation de ces résultats par la Cour constitutionnelle », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Taffa Tabiou, à l’issue de la lecture des résultats.

L’opposition qui ne s’est pas encore officiellement prononcée sur ses résultats de la Ceni, n’a pas manqué de crier à la fraude durant le comptage des voix. L’on apprend de la presse togolaise que la présence du président ghanéen John Dramani Mahama, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et de son homologue ivoirien Alassane Ouattara à Lomé mardi, aurait permis de calmer l’opposition.

Le scrutin de samedi, qui s’est déroulé dans le calme a été salué par L’Union Européenne (UE), principal bailleur de fonds du Togo. Toutefois, il faut relever que le niveau d’abstention à cette élection présidentielle a connu une augmentation, par rapport à celle de 2010. Ainsi, selon le Ceni l’abstention s’élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente présidentielle de 2010.

Faure Gnassingbé a été porté au pouvoir par l’armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d’une main de fer pendant 38 ans. Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de violences (400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l’ONU) et de fraudes massives. En 2010, M. Gnassingbé est réélu avec 60,88 % des voix, déjà contre M. Fabre (33,93 %), dans un scrutin contesté par l’opposition mais jugé acceptable par la communauté internationale.

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