Centrafrique : 4 morts dans les violences intercommunautaires

Quatre personnes ont trouvé la mort, après des violences intercommunautaires qui ont lieu en Bangui, le week-end dernier. Le drame s’est produit au quartier PK5 dans le 3ème arrondissement, une zone essentiellement musulmane.

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Les scènes de violences, ont déclenché, après l’assassinat d’un membre de la communauté musulmane par des individus non identifiées. « Les musulmans de PK5 étaient dans tous leurs états, lorsqu’ils ont vu le corps d’un des leurs déposé à la mosqué. Ce corps, a été d’abord déporté au Camp Béal où sont basés les ex-combattants seleka, puis conduit à nous », raconte Abakar Ousmane, porte-parole des musulmans de PK5.

Les circonstances de la mort du jeune musulman n’a pas encore était élucidé, par la police. Mais, le témoignage d’un habitant du quartier, cité par Afrique Actualité, révèle que le jeune musulman a été tué alors qu’il voulait braquer une moto. « La victime est un combattant ex-seleka caserné au Camp Béal (Camp militaire non loin de la Primature). Il venait, muni d’un couteau, pour braquer une moto. Le propriétaire de la moto, plus fort que lui, l’a mis à terre, a récupéré le couteau et l’a poignardé dans le cou. Il en est mort par la suite », raconte un habitant, du quartier 200 villas voisin au Camp Béal et à la Primature.

Du côté de la police, les investigations se poursuivent pour trouver l’auteur et les circonstances de la mort de la victime. Un dispositif sécuritaire a été érigé aux abords du quartier PK5,  pour éviter un autre débordement. De samedi à dimanche matin, des tirs sporadiques et des détonations de grenades se sont fait entendre au PK5. Les hélicoptères des forces internationales, ont survolé le quartier pour dissuader la population.

Le président de la communauté islamique de Centrafrique (CICA),  a fortement condamné les actes de violences perpétrées ce week-end. Pour l’Imam Oumar Kobine Layama, ces actes sont le fait  d’hommes politiques qui instrumentalisent certains individus armés, pour qu’ils commettent des exactions contre des musulmans et contre les chrétiens. Pour l’heure, les autorités de la transition ne sont pas encore prononcées sur ces violences meurtrières.

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