Gabon: Vers une loi de finance rectificative

Le gouvernement Gabonais se prépare actuellement à élaborer un projet de loi de finance rectificative, a annoncé le premier ministre gabonais, Daniel Ona Ondo, dans un entretien accordé au quotidien l’Union.

premier ministre du Gabon, Daniel Ona Ondo
premier ministre du Gabon, Daniel Ona Ondo

Le PM justifie cette rectification de la loi de finance par l’effondrement du cours du baril sur le marché international. Ainsi, la nouvelle loi va être réalisée « sur la base de nouvelles hypothèses prudentes du prix du baril de pétrole à 40 USD et de taux de change du franc CFA/USD à 530 francs, contre respectivement 80 USD et 490 FCFA dans la loi de finances initiale », indique le PM.

Cette loi de finance rectificative, devrait entraîner une diminution des recettes de près de 400 milliards de FCFA, apprend-on. Cette baisse suscite certes des craintes, mais comme le soutient le PM cela constitue une mesure nécessaire pour « éviter le pire ».

 Et, comme l’explique le ministre du Budget et des comptes publics, Christian Magnagna, la loi de finance rectificative va prendre en compte les réajustements du cadrage macroéconomique et budgétaire en cours de réalisation. Ainsi, l’on apprend dans le communiqué du conseil des ministres que «le budget 2015 autorisé par le Parlement a été ouvert à la consommation à hauteur de 15%».

Cette ouverture à la consommation, a été prise dans l’optique de ne pas retarder le début de l’exécution 2015, tout en évitant de «paralyser le fonctionnement de l’administration», précise-t-on dans le communiqué du conseil des ministres.

Bien plus, pour cet exercice budgétaire 2015, le gouvernement gabonais a décidé de consacrer consacre la mise en place effective de la budgétisation par objectifs de programme (BOP), avec le premier budget élaboré et exécuté sous le régime de la loi organique n°31/2010 du 21 octobre 2010 relative aux lois de finances et à l’exécution du budget (LOLFEB). Il s’agit désormais de prioriser certains projets au détriment d’autres. Ceci en comptant sur la «responsabilisation» de chaque département ministériel.

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