Ouganda: Des exciseurs condamnés par la justice

Cinq personnes jugées coupables pour des actes d’excision ont été condamnées à quatre ans d’emprisonnement, conformément aux dispositions de la loi de 2010, qui interdit formellement cette pratique dans tout le territoire national ougandais.

pokotDécidés à mettre un terme à l’excision, les pays de la corne d’Afrique sont devenus de plus en plus rigoureux face aux individus qui continuent de la pratiquer. Après le Kenya, la justice ougandaise a condamné cinq personnes à quatre années de prison pour des actes d’excision avérés. Cette peine a été saluée par les activistes qui luttent contre l’incision sur les femmes. Mais certains acteurs associatifs ont demandé que des dispositions soient prises pour éviter que cet acte soit commis de nouveau.

Béatrice Chelangat, de Reach, une ONG qui œuvre dans le domaine pense que « ces gens appartiennent à des communautés qui tiennent à perpétuer cette pratique ». Pour ces raisons Anne-Marie Wilson, la fondatrice de Too Many, une organisation contre l’excision, avance que « nous préférons toujours le recours à la prévention plutôt qu’aux poursuites en justice ».

Le principal obstacle dans la lutte contre l’excision en Ouganda reste le manque de magistrats dans les régions montagneuses où elle se pratique discrètement. Ce qui rend difficile la tâche menée par l’administration.Ainsi les Pokot, une famille tribale très réputée dans cette pratique continue à 90%, tandis que les Sabiny sont à 50% de cas d’excision répertoriés. Le concours de la loi importe donc, mais la nécessité d’une entente entre le Kenya et l’Ouganda pourrait aider dans cette lutte, étant donné que jusqu’à présent certains Ougandais fuient au Kenya lorsque l’administration lance des poursuites contre eux et vice versa, un fait qui favorise encore l’impunité.

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