Aspen, une success-story sud-africaine

« Aspen » n’est plus à présenter, autant sur le continent africain qu’à l’échelle mondiale. Cette entreprise pharmaceutique sud-africaine est la principale pourvoyeuse des antirétroviraux aux hôpitaux publics de la nation arc-en ciel (57%), forte d’une production de ce type de médicaments qu’elle estime à 40,6% dans le pays, une situation qui contraste avec ses débuts peu tonitruants. Tout a commencé très modestement dans une maison à Durban en 1997 sous l’initiative de Stephen Saad, son actuel directeur exécutif. Par la suite, ce dernier a acquis, en 1999, les installations de l’industrie pharmaceutique « SA Druggists ». Deux ans plus tard, il parvient à convaincre les multinationales pharmaceutiques allemande « Boehringer Ingelhein » et anglo-saxonne « GlaxoSmithKline » (GSK ) de permettre à Aspen de fabriquer les génériques de leurs médicaments anti-VIH, une réussite qui  va tout changer dans la destinée de la société pharmaceutique sud-africaine.
Aujourd’hui, Aspen est le premier fournisseur de l’Afrique en antirétroviraux, ses produits étant approuvés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Par ailleurs, elle a su diversifier ses produits en proposant également des antibiotiques, des antidouleurs et des produits cardiovasculaires et étendre ses activités à d’autres cieux comme l’Australie et l’Angleterre ou encore, plus récemment, l’Afrique Orientale par le rachat de 60 % du groupe pharmaceutique Shelys en 2008. Une telle dynamique a, en toute logique, eu de l’incidence sur son chiffre d’affaire qui a triplé en 5 ans, passant de 485 millions de dollars en 2005 à plus d’1,3 milliard de dollars en 2010, atteignant une croissance de 20 % au cours de l’année dernière. Seule zone d’ombre, c’est l’ampleur de l’endettement qui s’estime à 543 millions de dollars l’année dernière, risque qu’Aspen a consenti de courir dans l’espoir de profiter, très prochainement, des retombées de son expansion.

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