Togo : la justice ordonne l’expulsion d’Accor de l’hôtel Sarakawa

Le groupe français Accor s’est résigné à cesser l’exploitation de l’hôtel Sarakawa de la capitale Togolaise, après la décision du Tribunal de première instance de Lomé ordonnant l’expulsion « immédiate » d’Accor.

sarrikana

L’Etat Togolais, propriétaire de l’hôtel, avait demandé à la justice l’expulsion du Groupe français pour « manquements à ses obligations contractuelles ». Les autorités togolaises reprochent notamment à l’hôtelier français de pratiquer des « prix exorbitants pour une qualité de service déplorable ». Dans un communiqué, les autorités de Lomé précisent que les plaintes adressées aux responsables du groupe concernant le manque d’entretien, la vétusté des chambres, l’absence de climatisation ou de connexion Internet, ont été constamment ignorées.

De son côté, Accor qui gérait l’hôtel Sarakawa sous l’enseigne Mercure depuis 1998, a contesté la décision du tribunal. Selon un communiqué de l’Hôtelier français, cette décision lui cause « un grave préjudice ». Les dommages subis s’étendent aux « clients, fournisseurs et employés, tous devant quitter l’établissement dans l’incompréhension et l’urgence », selon Accor. Le groupe français a saisi la Chambre de commerce internationale de Paris pour demander un arbitrage et des indemnités, mais les autorités de Lomé n’ont pas attendu pour chercher un nouvel exploitant pour le Sarakawa.

Un appel d’offres a été lancé pour confier la réhabilitation de l’hôtel et son exploitation à « un opérateur de renommée internationale dans la catégorie luxe », explique le communiqué de Lomé, précisant que les emplois et les contrats avec les fournisseurs du Sarakawa seront « préservés ».

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