Nigeria : Chevron ferme les départs des géants pétroliers

A view of an illegal crude oil refinery site in the creeks of an Ogoni community in Nigeria's Niger DeltaLa major américaine Chevron a annoncé avoir ses parts dans deux blocs pétroliers au Nigéria. De cette manière, elle clôture la liste des multinationales ayant quitté l’Etat ouest-africain.

Comme toutes les autres multinationales présentes au Nigéria, Chevron n’était pas d’accord avec la réforme du secteur pétrolier menée par l’Exécutif. Toutefois, l’américain aura eu le mérite de résister plus longtemps que ces pairs. En fin de compte, Chevron a abandonné sa participation s’élevant à 40 % dans deux blocs pétroliers situés au large de Bayelsa, un Etat du Delta du Niger. Pour être plus précis, il s’agit de Madu et Anyala, des champs appartenant à une co-entreprise dans laquelle la Nigeria National Petroleum Company (NNPC) est actionnaire. D’après la presse, ces gisements regorgeraient de 250 millions de barils d’or noir. Une information que Chevron n’a pas voulu commenter. La multinationale a simplement indiqué, par le biais d’un communiqué, qu’elle « a mis ses parts en vente dans le cadre de sa politique d’évaluation constante de son portefeuille ». Un justificatif qui ne mentionne aucunement des raisons liées à l’administration locale.

Pour autant, Chevron ne s’est décidé à partir qu’après plusieurs autres géants du pétrole. Pour preuve, le français Total n’avait pas hésité, en novembre dernier, à céder sa participation à un bloc pétrolier à Sinopec contre un chèque de 2,5 milliards de dollars. Le mois suivant, c’était le tour de l’américain Conoco Phillips de vendre ses parts à l’autochtone Oando. En ce qui concerne l’opération de Chevron, aucun détail financier n’a encore été communiqué. Pour rappel, réalisant une production de 238 000 barils au quotidien sur l’année dernière, Chevron se classait au troisième rang des producteurs de pétrole au Nigeria.

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