Gabon: bientôt un vaccin contre le paludisme

Gabon bientôt un vaccin contre le paludismeLa solution contre le paludisme pourrait bien être trouvée sur le continent noir. Des chercheurs de l’hôpital Schweitzer, basé au Gabon, accélèrent les travaux pour la mise au point d’un vaccin contre le paludisme.  Avec une moyenne annuelle d’environ 650 000 personnes tuées chaque année sur la planète dont 90% se trouverait en Afrique, ce fléau a tué bien plus que toute autre pandémie sur le continent. C’est depuis plusieurs années que le centre de recherche, en collaboration avec la firme pharmaceutique GlaxoSmithKline et l’ONG américaine PATH s’est lancé dans la lutte contre ce cadeau empoisonné, offert au monde, par le moustique anophèle. Bien que la maladie soit connue et maîtrisée, avec des traitements efficaces, elle fait encore beaucoup de victimes sur son passage. Les enfants de 0 à 5 ans sont les plus vulnérables face à la maladie. En moyenne, un enfant africain succomberait à la maladie toutes les 30 secondes, Les chercheurs du centre hospitalier affirment qu’il s’agit du vaccin le plus avancé jamais mis au point jusque là. Le processus de validation serait actuellement à sa troisième phase, avec environ 16 000 enfants dans 7 pays africains qui participent aux essais cliniques. Baptisé le RTSS, les tests effectués jusque là sur des nourrissons de 6 à 12 mois se sont révélés efficaces à 31% des cas pour les accès simples de la maladie et 37% pour les accès graves. L’organisation mondiale de la santé estime que les résultats des recherches sont encourageant et pense recommander ce vaccin d’ici 2015.

Aussi, les observateurs sont convaincus que même avec des résultats limités, ce vaccin pourrait considérablement réduire le nombre de victimes du paludisme et donc sauver beaucoup de vie. Au delà de l’aspect sanitaire, le paludisme coûterait à l’Afrique environ 12 milliards de dollars de produit intérieur brut, PIB, résorbant ainsi d’au moins 1,3 point la croissance par an du continent. Ces pertes seraient essentiellement dues à la main d’œuvre indisponibilisée et aux ressources financières engagées pour la lutte contre la maladie.

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