Cote d’ivoire : l’union européenne ferme envers Gbagbo

Après son investiture comme Président de la République Ivoirienne, Laurent Gbagbo, a très logiquement, nommé un premier ministre pour que le travail commence le plus tôt possible. Mais, vu les contestations qui fusaient de partout dans la communauté internationale à l’encontre de son régime, beaucoup se demandaient par quel miracle il allait diriger la Côte d’Ivoire. Cette question méritait d’être posée car, aujourd’hui, les temps des condamnations est révolu et les sanctions internationales commencent à asphyxier son mandat. Les dernières en date, c’est celles prises par l’Union Européenne. Après une réunion à Bruxelles ce lundi, les 27 ministres européens des Affaires Etrangères ont décidé d’amorcer les démarches nécessaires afin de geler les avoirs et de refuser les visas à toutes les personnes qui entravent le processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire et menacent l’heureux dénouement des élections et, ce, dans l’immédiat. Ces mesures concerneront tous ceux qui ont bafoué l’autorité du chef de l’Etat démocratiquement élu. Une allusion on ne peut plus explicite à Gbagbo et à ses collaborateurs. Heureusement pour les ivoiriens, l’Union Européenne n’a pas bloqué, par la même occasion, l’aide au développement qu’elle compte apporter au pays, s’élevant à plus de 200 millions d’euros. Dans ces conditions qu’on pourrait qualifier, à juste titre, de draconiennes, Laurent Gbagbo doit vite reconsidérer ses positions. De lui qui parlait récemment de « discuter » avec Ouattara, la communauté internationale attend beaucoup mieux, à savoir quitter carrément le pouvoir et se plier finalement à la volonté des ivoiriens.

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