« Les enfants de la rue » en Afrique : causes d’un triste phénomène

Si, dans les années 80, certains pays africains pouvaient se targuer de ne pas être concernés par le phénomène « enfants de la rue », cela est, très sûrement, un passé très lointain. Car, selon une étude de l’UNICEF, les avenues africaines abritent, à présent, environs 30 millions d’enfants. Une statistique qui pourrait encore croître à l’avenir tellement les enfants ne cessent de quitter leurs familles et, ce, pour diverses raisons. La principale est, sans conteste, la misère familiale. Les parents, faute de revenus suffisants, ne peuvent assumer leurs responsabilités. De ce fait, leurs enfants sont astreints trop précocement à la débrouillardise. Les croyances peuvent également expliquer ce phénomène. Quand un quelconque malheur survient, les africains l’interprètent souvent par la métaphysique. Les enfants peuvent donc en être tenus pour responsables. Traités de sorciers, ils sont simplement chassés soit disant pour « éloigner le mauvais vent ». Plus rarement, certains enfants sont eux-mêmes la cause de leur déchéance. S’opposant très tôt à toute forme d’autorité, ils désirent vivre en toute liberté. Un comportement qui peut finir par lasser leurs géniteurs. Dans tous les cas, une fois dans la rue, pour survivre, d’aucuns se lancent dans la mendicité ou dans des petits boulots tandis que d’autres échouent dans toutes sortes de travers comme les vols ou la prostitution. Cette jeunesse, qui ne jouit d’aucun encadrement, est une véritable bombe à retardement. Devant l’ampleur de ce phénomène qui, au fil du temps, a déjà donné naissance à d’autres, tels que celui des « jeunes de la rue », les pouvoirs publics africains ne peuvent fermer les yeux. Sinon, le réveil risque d’être brutal.

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