Lutte contre la contrefaçon en Afrique

La contrefaçon est un véritable fléau dont souffre l’Afrique car elle entraîne des pertes énormes aux économies. Conscients du fléau aux conséquences parfois mortelles, plusieurs pays africains se sont dotés d’un arsenal juridique. C’est pourquoi l’Afrique du Sud, l’un des plus touchés, a été le premier à édicter une loi spécifique de lutte contre la contrefaçon, en 1997. D’autres pays comme le Sénégal qui a pris de nouvelles mesures en 2007 et 2008, ont suivi ses pas par la suite. Quant au Maroc et la Tunisie, ils ont signé l’an dernier la Déclaration de Cannes, pour renforcer la lutte anti contrefaçon dans neuf pays méditerranéens après avoir durci les sanctions encourues dans les deux pays. Le Rwanda n’est pas à oublier car de nouvelles fonctions en matière de contrefaçon ont été assignées au Revenue Protection Department. Ainsi, en avril 2010, avant la Coupe du monde de la FIFA, l’OMD, en coopération avec les administrations des douanes de Namibie, Mozambique et Afrique du Sud a mené une opération nommée code «Goals 2010 » qui a permis de saisir 100 000 articles contrefaits. D’après les Services du revenu d’Afrique du Sud, le travail des douanes dans leur lutte contre la contrefaçon et le piratage a abouti à une augmentation des saisies de 23 % par rapport à l’an dernier. D’autres part, l’Opération Vala lancé en janvier 2010 par les administrations des douanes de la région Afrique orientale et australe, qui a impliqué 36 Etats d’Afrique, d’Europe et d’Amérique centrale ainsi que la participation du réseau des Bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement (BRLR) de l’OMD a permis 70 saisies de produits contrefaits. Mais, vu les défaillances des législations nationales en la matière et, parfois, l’absence de volonté politique, des actions doivent être menées en coopération avec le privé. Car chaque fois que les autorités prennent une mesure pour lutter contre ce fléau, les trafiquants développent des techniques pour la contourner. La lutte contre la contrefaçon doit prendre en compte également le contexte socio-économique car il serait presque impossible de lutter contre le fléau sans trouver une solution de rechanger aux marchands de contrefaçons.

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