Côte d’Ivoire : Sensibilisation à la sécurité routière

« La crise postélectorale a fortement dégradé les infrastructures routières. Les panneaux de signalisation ont été détruits. (…) Pour réduire les traumatismes et accidents de la circulation, il faut une mobilisation de tous, usagers de la route, Etat et groupements. Il faut doter la Côte d’Ivoire d’un véritable plan stratégique de sécurité routière » a déclaré le Directeur Général de l’Office ivoirien de Sécurité Routière (OSER), Dr Echui Aka Désiré, à l’occasion de la semaine nationale de la sécurité routière. « La sécurité routière, une responsabilité partagée », tel est le thème de cette semaine. Il a été sûrement choisi vu qu’un bon nombre d’usagers ivoiriens ne prennent pas toute l’ampleur d’un tel slogan. En effet, les statistiques liées à la sécurité routière sont alarmantes : depuis, 2001, 6500 accidents de la route ont causé la mort de 700 personnes et des traumatismes pour 13 000 autres en Côte d’Ivoire. Aussi, l’OSER est déterminé à faire baisser ces chiffres , devenus   inquiétants. Pour le Dr Echui, cela passe par le financement des infrastructures routières. Dans cet ordre d’idée, le Directeur Général de l’OSER a proposé la création d’un fonds de sécurité routière. Celui-ci sera pourvu moyennant un droit de 2 à 5 % sur les assurances routières, un droit sur le permis de conduire, une quote-part sur le Fonds d’Entretien Routier (FER) et sur les amendes et contraventions de police ainsi qu’une taxe annuelle de sécurité routière lors des visites techniques automobiles.

Par ailleurs, Dr Echui soutient également le renforcement d’autres mesures comme la professionnalisation des chauffeurs suivie d’un recyclage et le contrôle inopiné des véhicules. Ce qui est sûr, c’est que l’OSER a du pain sur la planche.

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