Gabon : Zone franche et impacts environnementaux

Défrichement, décapage et remblai. Ce sont les trois opérations de viabilisation qui devront être effectuées sur certaines parcelles de la Zone Franche de l’Île Mandji à Port Gentil dans la Province de l’Ogoué Maritime. A cause des impacts environnementaux de ces travaux, le Centre National des Données et de l’Information Océanographiques (CNDIO) préconise que des mesures d’atténuation soient prises au préalable. Déforestation sur 926 hectares, suppression des cours d’eau, perturbation de la faune et destruction de sites archéologiques sont le lot nocif à l’environnement que ramèneront, avec eux, les 40 millions de m3 de sable qui doivent prendre place sur l’erre étudiée. Celle-ci correspond à la parcelle F, propriété d’Olam, le groupe singapourien qui compte y ériger une usine d’engrais.

Ainsi, comme mesures d’atténuation, le CNDIO en a prévu plusieurs : elles vont du déplacement et du dédommagement des personnes à la protection de certaines essences, dont le mangrove, en passant par la délocalisation des lieux de culte et la gestion des déchets. D’autres préalables comme une nouvelle réglementation des zones de pêche et le renforcement des capacités des personnes impliquées dans cette initiative doivent également être pris en compte. Olam a donc jusqu’en mai 2012 pour prendre le maximum de ces mesures d’atténuation. C’est la date à laquelle les travaux de viabilisation devront normalement s’achever. Si le singapourien et ses associés sont prêts à débourser des sommes colossales – à l’instar des intentions d’investissement de l’ordre de 1,3 milliard de dollars américains – pour leur projet d’exploitation des engrais, ce n’est pas aussi sûr qu’ils seront aussi prompts à le refaire pour des raisons environnementales.

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