Sécurité transfrontalière: Solidarité entre le Cameroun et le Nigeria

Smoke rises from Maiduguri prison after it was set on fire by members of a local Islamic group in Yobe stateRéunies depuis hier mercredi 6 novembre à Yaoundé, les autorités camerounaises et nigérianes poursuivent leurs discussions sur les défis sécuritaires, notamment le terrorisme qui frappe de plein fouet leurs frontières.

Cette concertation, qui a lieu dans le cadre du Comité de sécurité transfrontalière, a pour objectif d’examiner les stratégies qui pourront être mises en place pour empêcher et répondre aux manœuvres terroristes faites par Boko Haram, une secte islamiste dont les activités ravagent le Nigéria.En clair, les deux Etats montrent leur volonté de collaborer dans la recherche des voies et moyens propices à la promotion et à la préservation de la sécurité et de la paix dans leurs territoires respectifs.

Né d’un accord bilatéral entre les deux Etats voisins en février 2012 à Abuja, la capitale nigériane, le Comité de sécurité transfrontalière représente ce cadre privilégié de concertation, de coordination et de gestion de sécurité le long de la frontière commune. Même si le poids des activités de la secte se fait plus ressentir au Nigéria, il est indéniable que le Cameroun subisse des effets des pratiques de cette dernière. Ainsi, il est du devoir du Comité et, davantage de son équipe d’experts, d’envisager toutes les mesures de lutte contre le terrorisme et autres crimes perpétrés dans la région afin de les soumettre aux responsables des deux Etats  compétents en matière sécuritaire. Ceux-ci prendront, sur base des propositions qui leur seront faites, « les décisions appropriées ».

Faut-il relater que le Cameroun et le Nigéria sont en  guerre contre le terrorisme et d’autres phénomènes comme la piraterie maritime qui constituent un menace sécuritaire tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières de ces  deux Etats.

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