Ghana : destination prisée des investisseurs.

Récemment entré dans le cercle fermé des pays africains producteurs de pétrole,  et considéré comme un pays à revenu intermédiaire, le Ghana, selon le rapport mondial sur l’investissement de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), a enregistré pour l’année 2010 une forte croissance des investissements directs étrangers (IDE). Cette hausse des IDE se traduit par un montant total de plus de 2,52 milliards de dollars pour l’année 2010 contre 1,68 milliards en 2009. Cette envolée du Ghana est essentiellement due à la récente commercialisation du brut, ce qui a attiré les investisseurs étrangers qui dépendaient jadis du Nigéria. Malgré son sixième rang mondial d’exportateur de pétrole, le Nigéria a piétiné cette année en enregistrant au terme de l’année 2010, 6 milliards de dollars contre 8,65 milliards en 2009. Cette baisse de régime du ténor de l’Afrique de l’Ouest serait due, selon la CNUCED, à la loi sur l’industrie pétrolière, le conflit non encore résolu dans le Delta du Niger, ou encore le découragement des investisseurs étrangers, qui voudraient pousser la compagnie pétrolière Anglo-néerlandaise Shell à revendre ses licences. Ces nombreux problèmes empêcheraient le Nigéria d’attirer des IDE. Derrière ces deux moteurs économiques, les IDE se répartissent de la façon suivante : le Niger, avec son grand gisement d’uranium (avec 947 millions de dollars), la Côte d’Ivoire (avec 418 millions), la Guinée (303 millions), le Libéria  (248 millions), le Sénégal (237 millions), le Bénin et le Cap-Vert (111 millions chacun), le Mali 148 millions, le Togo 41Millions , le Burkina Faso et la Gambie (37millions chacun ), la Sierra-Léone (36 millions) et enfin la Guinée- Bissau  (9 millions). Les IDE ayant aussi souffert de la crise économique, on prévoit un retour à leur niveau d’avant en 2013.

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