Angola : une alternative au pétrole

Le secteur minier angolais pourrait dans 15 ou 20 ans atteindre le niveau de développement du secteur pétrolier, affirmait à Cape Town, le ministre de Géologie, Mines et Industrie, Mr Joaquim David lors de sa visite en février dernier. L’adoption du nouveau code minier vient appuyer les propos du ministre. En ce qui le concerne, l’objectif du décret est de créer un système normatif moderne, facile d’utilisation et attractif pour l’investissement privé, et  correspondant à la grande économique du pays et les exigences du potentiel minier nationale. Cette initiative s’inscrit dans l’optique d’une diversification des ressources pour l’Etat. En effet aujourd’hui encore l’Angola est un pays dont l’économie dépend essentiellement de l’exploitation pétrolière. Le pétrole représente plus de 60% du PIB et 95% de toutes les exportations, générant 79,5 % des recettes budgétaire. Une dépendance au forte expose le pays à des potentiels chocs économiques pouvant perturber les prévisions à l’échelle nationale. Dans cette lancée le ministre d’Etat et chef de la Maison civile de la présidence Carlos Maria Feijo, annonçait que le pays investirait 18 milliards de dollars d’ici 2018 dans la production d’électricité pour faire face à ses besoins domestiques et d’industrialisation. Sa production d’électricité souffre actuellement de déficits importants. Il s’agirait principalement de la construction d’une centrale électrique d’une capacité installée de 400 mégawatts à Soyo, extension du barrage de Cambambe (Kwanza Nortel), construit dans les années 50, qui a actuellement une capacité installée de 180 mégawatts seulement, par l’ajout d’une deuxième centrale électrique pour en porter la capacité à 700 mégawatts.  Cette nouvelle dynamique permettrait un minimum d’indépendance au pétrole évitant ainsi des coups tel que la dégringolade de la croissance avec la chute des prix et de la demande en 2009 où elle était tombé jusqu’à 2.4%.

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