Sénégal : La Banque Mondiale épaule l’enseignement supérieur

La Banque Mondiale a annoncé, jeudi dernier, par voie de communiqué, avoir consenti à décaisser une somme de 101,3 millions de dollars américains (48 milliards de FCFA) en faveur de l’enseignement supérieur au Sénégal. Ce financement servira à améliorer la qualité de la formation universitaire sénégalaise et, également, à étudier la faisabilité de l’édification d’une seconde université publique à Dakar et d’écoles de formation professionnelle dans quelques villes du pays.

Cette initiative, baptisée « Projet de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur axés sur les résultats » et qui s’étendra sur les cinq prochaines années, est, bien entendu, assujettie au respect de certaines conditions. Les universités adhérant à ce programme ne seront financées que si elles contractent, au préalable, un accord avec la Banque Mondiale. Celui-ci les contraindra, de ce fait, à une évaluation pour jauger les retombées du soutien financier dont elles auront bénéficié. Cette obligation de rendre compte haussera, à coup sûr, le souci de qualité des différentes universités. Néanmoins, un accent particulier doit être mis sur les conditions de travail : avec des campus qui dépassent, des fois, le double de leur capacité (à l’instar de celui de Dakar avec 60.000 étudiants au lieu de 30.000 prévus initialement) ou des enseignants-chercheurs manquant des moyens pour faire leurs investigations, il est difficile d’avoir un enseignement de qualité.

Quant à la seconde université de Dakar, la Banque Mondiale pourra en financer une partie de sa construction si les études démontrent son importance. Ce n’est pas le cas pour les  Instituts Supérieurs d’Etudes Professionnelles (ISEP), qui seront créés pour «  diversifier l’offre d’enseignement supérieur de courte durée » au Sénégal, comme l’indique le communiqué. Le premier d’entre eux se situera à Thiès.

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