LRA : Des organisations humanitaires rappellent les USA aux bons souvenirs

Le 24 Mai 2010, le président américain, Barack Obama promulguait une loi sur le désarmement de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA, sigle en anglais) et le redressement du Nord de l’Ouganda, suscitant ainsi beaucoup d’espoir dans le chef des populations ougandaises, soudanaises et congolaises victimes de ce mouvement de rébellion depuis des années. Un an plus tard, cette lueur a laissé place à une grande déception suite à l’inertie américaine. Ce qui a poussé, mardi dernier, un collectif de 39 organisations humanitaires et de défense des Droits de l’Homme à signer une déclaration afin de solliciter plus d’effort de la part de l’administration américaine.

Les pays concernés par la LRA – l’Ouganda, le Sud-Soudan et la République Démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, la République Centrafricaine – ne s’étant jamais montrer capables de juguler cette insurrection ougandaise, le soutien déclaré  des Etats-Unis apparaît comme la seule bouet de sauvetage fiable devant la violente marée de la LRA. Celle-ci sévit en massacrant et pillant des peuples, en violant les femmes et en recrutant des enfants dans ses bataillons. Et, ni la présence des Casques Bleus dans certaines régions en proie à ces exactions, ni l’émission de mandats d’arrêts internationaux contre trois de ses hauts dirigeants en 2005, n’ont renversé cette triste situation. Résultat : depuis 2008, 2400 personnes ont péri à cause de la LRA et 3400 autres ont été enlevées.

Ainsi, cette coalition d’organisation souhaite un engagement plus sérieux du gouvernement américain au service de cette cause. En clair, elles souhaitent que le président Obama nomme un émissaire spécial pour la région des Grands Lacs d’Afrique équatoriale mandaté, notamment, dans les aires d’activités de la LRA. En outre, ces associations sollicitent un appui américain total aux initiatives onusiennes tels que les forces de maintien de la paix et, enfin, à la recherche par les services de la Cour Pénale Internationale (CPI) des chefs-rebelles.

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