Afrique du Sud: Zuma de nouveau devant les juges en septembre 2021 pour les mêmes chefs d’inculpation

Le procès pour corruption de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, autour de pots-de-vins vieux de plus de vingt ans liés à un contrat d’armement, a une nouvelle fois été reporté mardi pour raisons de santé.

La prochaine audience est fixée au 9 septembre, a décidé le juge Piet Koen lors d’une courte audience virtuelle. M. Zuma, 79 ans, est hospitalisé depuis vendredi pour une raison encore inconnue. Dans un communiqué, le Département des services correctionnels a confirmé «que l’ancien président Jacob Zuma a été aujourd’hui, le 6 août 2021, admis dans un hôpital à l’extérieur pour être placé sous observation médicale».

«L’affaire est reportée aux 9 et 10 septembre», a déclaré le juge, en attendant un rapport médical décrivant son état. M. Zuma est incarcéré depuis le 8 juillet dans une affaire distincte, pour avoir obstinément refusé de comparaître devant une commission qui enquête sur la corruption d’Etat sous sa présidence (2009-2018). Il a écopé d’une peine de 15 ans de prison ferme dans ce cadre. M. Zuma doit répondre de seize chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes, alors qu’il était vice-président.

Il est accusé d’avoir empoché plus de quatre millions de rands (soit 235.000 euros au taux actuel), notamment de Thales qui était une des entreprises attributaires du juteux contrat d’une valeur globale d’environ 2,8 milliards d’euros. Le géant français de la défense est également poursuivi pour corruption et blanchiment. M. Zuma, comme Thales, ont toujours nié ces accusations.

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