Burkina-Faso : Réduire les prix des denrées alimentaires

Devant la hausse vertigineuse des produits de grande consommation, le nouveau gouvernement burkinabé n’avait pas d’autre choix que d’agir au plus vite. Ainsi, le gouvernement a organisé une rencontre sous forme de tripartite entre lui-même, représenté par ses ministres de l’Economie, du Commerce et de l’Agriculture, les commerçants et les organisations de défense des consommateurs. Cette réunion avait pour objectif de réfléchir à des réformes afin de faire baisser le prix des denrées alimentaires à l’instar du riz, de l’huile et du sucre.

Mais, dans les marchés burkinabés, la plupart des opérateurs, ayant eu vent de cette rencontre, affichent leur scepticisme. La faute, notamment, à la surfacturation douanière qu’ils doivent surmonter à chaque importation. Par exemple, pour un bidon d’huile acheté à 13.095 FCFA (30 dollars), l’Etat exige 3.250 FCFA (7 dollars) de frais de douane, soit près du quart du prix d’achat. Il y a également des problèmes de monopole. A titre d’illustration, pour l’importation du riz, la Chambre de Commerce burkinabé ne signe pas d’autorisation en deçà d’une quantité de 1000 tonnes, donc, 300 millions de FCFA (650.000 dollars) pour les fournisseurs les moins chers. Une somme que les petits commerçants ne possèdent pas.

Des cas comme ceux qui précèdent, il y en a légion. Et, cela ne permet pas la baisse des prix. En outre, les mêmes opérateurs se plaignent du protectionnisme de l’Etat envers la production locale. Cette politique consiste à augmenter les taxes pour favoriser la consommation des produits burkinabés. Tout ce cocktail a déstabilisé les marchés. Ce sont là les axes sur lesquels le gouvernement burkinabé doit travailler car ils rendent des préoccupations des personnes qui sont le plus proche de la réalité des marchés.

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