Une dizaine de morts en RDC dans une attaque attribuée aux rebelles ADF

Une attaque attribuée par l’armée au groupe «terroriste» Allied Democratic Forces (ADF) d’origine ougandaise, a fait une dizaine de morts samedi soir à Beni, dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).

«Le territoire et la ville de Beni font face au terrorisme ADF dont la structure du commandement est tenue par les Ougandais. Le combat contre le terrorisme exige le réveil de tous les congolais», a déclaré Mak Hazukai, le porte-parole militaire de la région.

Un médecin de l’hôpital général de Beni a affirmé à la presse avoir vu « 16 morts, dont 12 civils et quatre militaires ou rebelles ». Il fait état de « huit blessés dont cinq civils».

«L’attaque-surprise s’est déroulée dans les rues de Beni-ville », a poursuivi le médecin. Des humanitaires étrangers se trouvent depuis début août dans cette ville du Nord-Kivu en raison d’une épidémie de fièvre Ebola.

Selon plusieurs témoignage, l’assaut a commencé à la nuit tombée vers 18h30-19h00 (16h30-17h00 GMT) dans des quartiers proches du centre de cette ville commerçante de plusieurs centaines de milliers d’habitants, contrairement aux autres qui se déroulent d’habitude dans les quartiers périphériques au nord sur la route de l’aéroport de Mavivi.

«La population du Nord Kivu souffre trop. Ce week-end de nouveau beaucoup d’innocents sont morts », a twitté l’ambassadeur des Pays-Bas, Robert Schuddeboom.

Les ADF constituent une mystérieuse nébuleuse vivant en communauté dans les forêts près de Beni, sans afficher ni leader ni revendication. Historiquement, ils étaient un groupe d’Ougandais musulmans qui s’est replié à la fin des années 90 dans l’est du Congo pour lutter contre le président Yoweri Museveni.

Les ADF sont tenus responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

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