Washington demande au Soudan de «mettre fin» à tout lien avec la Corée du Nord

Les autorités américaines somment le Soudan de «mettre fin à tout lien commercial» avec la Corée du Nord avant le démarrage des pourparlers pour retirer Khartoum de la liste noire américaine du «terrorisme», a déclaré sous couvert de l’anonymat, un haut responsable américain.

Les Etats-Unis ont levé en octobre l’embargo commercial imposé au Soudan et vieux de plusieurs décennies, mais ont maintenu le pays sur sa liste des «Etats soutenant le terrorisme», qui inclut notamment la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran.

Pour Washington, Khartoum doit fournir une assurance complète qu’il a coupé ses relations avec le régime de Pyongyang. «Avant tout, il est important de mettre fin à tout lien commercial avec la Corée du Nord», a déclaré un haut responsable américain.

Dans un communiqué publié dimanche, le Soudan « confirme n’avoir aucune relation avec la République populaire démocratique de Corée », mais certains groupes de défense des droits de l’Homme affirment que les deux pays entretiennent une coopération militaire.

Khartoum affirme aussi qu’il s’est engagé à respecter toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU contre la Corée du Nord.

En 1997, Washington avait imposé des sanctions au Soudan, accusé de soutien aux groupes militants islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, avait vécu au Soudan entre 1992 et 1996.

Après des décennies de relations diplomatiques tendues, les relations entre Washington et Khartoum se sont améliorées sous la présidence de Barack Obama, puis avec la levée des sanctions par Donald Trump, l’année dernière.

Les finances du Soudan ont été sévèrement touchées après l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Avec la perte d’environ 75% des revenus pétroliers Khartoum joue gros avec depuis son maintient sur la liste des « Etats soutenant le terrorisme ».

Selon les autorités, cela empêche le commerce entre banques internationales et soudanaises et freine la reprise économique du pays, confronté à une inflation persistante, une dette élevée et la perte de revenus pétroliers.

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