Une résidence de Kabila incendiée par des Maï-Maï dans l’est de la RDC

Une résidence du président Joseph Kabila à Musienene, une localité située dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), a été incendiée par des miliciens présumés Maï-Maï, dans la nuit de dimanche à lundi causant la mort d’un policier, selon des témoins.

Un responsable militaire a précisé sous le couvert de l’anonymat, que «la résidence du chef de l’État» à Musienene, une localité située à 17 km de la ville de Butembo, voisine de Beni (nord-Kivu), où la population manifeste régulièrement contre l’insécurité et le maintien au pouvoir du président Kabila après l’expiration de son mandat le 20 décembre 2016, a été la cible d’une attaque depuis 3 heures (1 heure GMT) puis incendiée par des Maï-Maï».

Les assaillants ont tout pillé avant de mettre le feu à la maison et à quelques véhicules qui s’y trouvaient, causant la mort du chef de la police responsable de la garde de la résidence, calciné dans l’incendie, a indiqué l’officier.

Une autre attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï a causé la mort de neuf militaires congolais, vendredi et dimanche, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Plusieurs groupes armés locaux et étrangers opèrent dans la province du Kivu. Début décembre, 14 Casques bleus tanzaniens ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF-Nalu, originaires de l’Ouganda.

L’opposition congolaise appelle à «une transition sans Kabila» après le 31 décembre 2017, estimant qu’il n’a aucune volonté d’organiser la présidentielle qui permettra d’élire son successeur.

La semaine dernière, elle a tenté de mobiliser une nouvelle fois, ses militants contre le calendrier qui renvoie au 23 décembre 2018 les élections pour désigner le successeur du président Joseph Kabila.

Mais l’appel à ces manifestations interdites a été un échec, de l’aveu même du patron de l’opposition en République démocratique du Congo, qui a été dissuadé de sortir de chez lui par la police. «On peut perdre la bataille mais la guerre continue», a reconnu le président du Rassemblement de l’opposition, Félix Tshisekedi.

Un accord majorité-opposition trouvé sous l’égide de l’Eglise catholique le 31 décembre 2016 prévoyait des élections au plus tard en décembre 2017, mais c’est un autre calendrier renvoyant les élections au 23 décembre 2018 qui a été validé par la communauté internationale.

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