L’ex-Président malien Amadou Toumani Touré met fin à son exil

L’ancien président malien Amadou Toumani Touré qui a dirigé le Mali entre 2002 et 2012 rentrera dimanche prochain à Bamako, mettant ainsi fin à un exil de près de 6 ans au Sénégal, a annoncé ce lundi, le parti pour le développement économique, social (PEDS).

«Amadou Toumani Touré se prépare pour le retour au bercail», a annoncé Nouhoum Togo, secrétaire à l’organisation du PEDS, la formation politique de l’ancien président malien.

Cette information est aussi confirmée par un communiqué du PDES en date du 17 décembre, dans lequel il stipulé que « suite à la sollicitation du PDES lors de la conférence de presse tenue le samedi 02 décembre 2017, le président de la République, son excellence El Hadj Ibrahim Boubacar Keita réagit favorablement au retour de l’ancien président Amadou Toumani Touré».

«De source officielle, le président Ibrahim Boubacar Keita a convenu avec son jeune frère, le président Amadou Toumani Touré, du retour de ce dernier dansson pays», ajoute le texte du PDES qui se félicite par ailleurs de ce geste de réconciliation.

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, un peu plus de deux mois avant la fin de son mandat, le président Amadou Toumani Touré fut renversé par un coup d’État.

Les mutins du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État, dirigé par le capitaine Amadou Sanogo, dénoncent la gestion du conflit au nord Mali entre l’armée et la rébellion touareg.

Ce coup d’État est intervenu dans un contexte où la prochaine élection présidentielle, à laquelle le président Touré ne se présentait pas, était prévue pour le 29 avril 2012, élection couplée avec un référendum constitutionnel.

Le 8 avril 2012, le président Toumani Touré a annoncé officiellement qu’il démissionne de ses fonctions présidentielles. Il est depuis le coup d’État en exil au Sénégal avec sa famille proche et se maintient à l’écart de la vie politique de son pays.

Amadou Sanogo, l’auteur du coup d’Etat, comparaît depuis avec 17 autres prévenus, inculpés pour l’exécution d’au moins 26 bérets rouges capturés après l’échec de leur tentative de contre-coup d’État à Kati et Bamako en 2012.

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