L’opposition congolaise reporte au 30 novembre sa marche contre Kabila

L’opposition en République du Congo qui cherche à éviter toute confrontation avec la majorité, a reporté de deux jours sa marche contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, une marche initialement prévue pour le 28 novembre à Kinshasa.

La majorité et l’opposition congolaise envisagent toutes deux une manifestation le 28 novembre à Kinshasa, la première pour soutenir et la deuxième pour dénoncer le calendrier électoral qui prolonge de fait d’un an le pouvoir du président Kabila.

Dans un courrier, les partis membres du Rassemblement de l’opposition disent avoir reporté cette «marche pacifique» au 30 novembre dans la capitale congolaise.

Le 15 novembre, la première journée de mobilisation à l’appel des mouvements citoyens soutenus par les partis d’opposition contre le calendrier qui prévoit la présidentielle le 23 décembre 2018, a été fermement contenue par les forces de sécurité.

Selon un rapport publié lundi par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), «au moins» 56 personnes ont été tuées, dont 52 «par balles», lors de manifestations en République démocratique du Congo entre avril et octobre 2017.

La Cenco a également recensé «au moins 105 blessés, dont 87 par balle » et « au moins 355 cas d’arrestations de manifestants par la police, les forces armées et les services spécialisés de l’Etat».Les observateurs de l’épiscopat font également état de l’incendie de deux bureaux et quatre jeeps de la police, et d’un magasin par les manifestants.

Le gouvernement par la voix de son porte-parole Lambert Mende, a affirmé que «ce rapport de la Cenco ne donne que le paramètre temps sans préciser les lieux où ces actes ont été posés», ajoutant qu’il pourrait s’agir d’ «une intention malveillante ou d’un manque de professionnalisme».

Au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et 2011, Kabila n’est pas habilité à se représenter à la présidentielle et son mandat a pris fin le 20 décembre 2016 d’après l’actuelle Constitution, qui l’autorise cependant à demeurer au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur.Un accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016 prévoyait déjà des élections au plus tard en décembre 2017.

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