Angola-Elections générales : L’opposition continue de contester les résultats publiés par la CNE

Malgré l’annonce vendredi de la victoire du parti au pouvoir en Angola aux élections générales, l’opposition continue de contester les résultats publiés par la Commission nationale électorale (CNE).

Le président de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), Isaias Samakuva, a déclaré samedi que «le pays n’a pas encore de résultats valides. Le pays n’a pas encore de président élu. Il n’a pas encore de députés».

Cette réaction du principal parti de l‘opposition est en contradiction avec celle des observateurs internationaux qui ont validé unanimement vendredi les résultats sortis des urnes mercredi.

«Le processus électoral s’est déroulé dans un climat de tolérance et de paix», s’est félicité la mission de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC).

Le chef de la mission dépêchée par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), Augustine Mahiga parle également d’«élections générales qui se sont tenues, à l’évidence, dans un climat libre, honnête et paisible».

Le MPLA, qui dirige le pays depuis son indépendance en 1975, a recueilli 61,1 % des suffrages. Quand l’Unita et la Casa-CE, ont respectivement obtenu 26,7 % et 9,4 % des suffrages au terme du dépouillement de 97% des bureaux de vote.

Le parti au pouvoir est assuré de conserver sa majorité absolue des 220 sièges de députés au parlement. Ce qui lui permettra de nommer l’ex-ministre de la défense Joao Lourenço, 63 ans, président de la République.

Mais, l’Unita a présenté samedi à la presse des chiffres provisoires sur la base de son propre dépouillement des bureaux de vote du pays en affirmant qu’ils présentaient des «différences substantielles» avec ceux de la CNE.

Le porte-parole du MPLA, Joao Martins a rétorqué en déclarant que «Chaque parti politique peut compiler les résultats et les présenter en cas de contentieux électoral, plutôt que de se plaindre en conférence de presse en faisant preuve d’arrogance et en menaçant les institutions».

L’Angola, dont la population est l’une des plus pauvres de la planète, se débat depuis trois ans dans une grave crise économique causée par la chute des prix du pétrole, la principale source de revenus du pays. Le futur président Joao Lourenço a promis lors de sa campagne, de «réaliser un miracle économique».

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