Des dizaines de morts en RDC dans des attaques d’une secte anti-Kabila

Plusieurs attaques en République démocratique du Congo (RDC), attribuées par les autorités de Kinshasa, à la secte politico-religieuse «Bundu dia Kongo» opposée au président Joseph Kabila, ont fait douze morts par balles ce lundi à Kinshasa, à la veille du lancement d’une série de mobilisations de l’opposition contre le chef de l’Etat.

La prison centrale de Kinshasa a été la cible d’une attaque dans la matinée de lundi. Plusieurs autres sites de la capitale ont également été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des assaillants identifiés par les autorités comme membres de la secte Bundu dia Kongo.

Selon Pierrot Rombaut Mwanamputu, un porte-parole de la police nationale, les douze victimes ont été tuées par des «balles perdues» lorsque des assaillants «armés de fusils de chasse calibre 12 et d’armes blanches» s’en sont pris aux forces de l’ordre dans plusieurs des 24 communes de la capitale. Un «bilan provisoire» fait état de «douze personnes civiles fauchées par des balles perdues», selon ce porte-parole.

Selon la police, un de ses officiers a été assassiné et un autre est dans un état de santé critique après avoir été lynché par les assailants. Un troisième policier a été blessé par balles.

Le colonel Mwanamputua aussi indiqué que «ces hors-la-loi portant des bandeaux rouges autour de la tête ont surgi, récitant des prières et entonnant des slogans hostiles à l’encontre des institutions légalement établies».

Selon le même responsable, ces insurgés appartiennent au mouvement politico-religieux « Bundu Dia Mayala », dirigé par le gourou et député Ne MuandaNsemi qui s’était évadé le 17 mai 2017 de la prison de Makala.

Ces troubles dans la capitale interviennent alors que la RDC se trouve dans une impasse politique, depuis décembre, en raison du maintien au pouvoir du président Kabila après la fin de son deuxième et dernier mandat que lui confère la Constitution.

Mais personne n’a revendiqué ces attaques qui interviennent à la veille de deux journées « ville morte » prévu mardi et mercredi à l’appel de l’opposition.

Le Rassemblement de l’opposition espère ainsi obtenir le départ du président Kabila et l’organisation d’élections générales d’ici à la fin de cette année, selon un accord conclu entre la majorité et l’opposition le 31 décembre 2016 sous l’égide de l’Église catholique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.