L’Italie adopté une nouvelle loi pour mieux encadrer les migrants mineurs

Le Parlement italien a adopté ce mercredi, une loi visant un meilleur encadrement des migrants mineurs non-accompagnés qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes italiennes, mais qui manquent d’une prise en charge adéquate et disparaissent souvent dans la nature.

L’ONG Save the children a salué l’Italie qui « peut se dire fière d’être le premier pays d’Europe à se doter d’un système organique qui considère les enfants migrants avant tout comme des enfants ».

Le chef du gouvernement Italien, Paolo Gentiloni a quant à lui, salué sur Twitter « un choix de civilisation, pour la protection et l’intégration des plus faibles ».

Le nouveau texte qui prévoit des procédures précises pour identifier les mineurs et vérifier leur âge, exige leur transfert vers un centre d’accueil spécifique dans un délai de 30 jours après leur arrivée. Il promeut également la figure du tuteur et le placement en famille d’accueil et garantit leur accès aux soins et à l’éducation.

Par le passé, les plus jeunes migrants étaient placés sous la tutelle du maire de leur commune d’arrivée, un système qui a favorisé les fugues. Plus de 6.000 mineurs ont disparu des centres d’accueil l’année dernière, le plus souvent pour rejoindre des proches dans le nord de l’Europe, au risque de tomber entre les mains des réseaux mafieux et criminels.

Déjà validée par le Sénat, la nouvelle disposition en faveur des migrants mineurs a été adoptée par 375 voix contre 13 à la Chambre des députés. Elle était en discussion depuis plus de trois ans.

Des élus de la Ligue du Nord, un parti anti-euro et anti-immigrés, étaient  opposés à cette loi, en dénonçant ce texte qui inciterait à leur avis, les adultes à envoyer les plus jeunes membres de leur famille affronter seuls les dangers du voyage clandestin.

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