Une quarantaine de policiers décapités par des miliciens en RDC

Une quarantaine de policiers ont été décapités par des miliciens, qui leur ont tendu une embuscade vendredi dernier, dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC), révèlent des responsables locaux.

Il s’agit de la plus meurtrière des attaques commises contre les forces de sécurité congolaises depuis le début de la rébellion d’un chef coutumier dans le Kasaï et qui s’est étendue à cinq provinces du pays.

L’attaque menée vendredi par les miliciens du groupe Kamuina Nsapu visait un convoi de policiers qui se rendait de Tshikapa à Kananga, deux villes de cette région qui connaît un mouvement d’insurrection depuis le mois d’août 2016.

Selon le témoignage de François Kalamba, président de l’assemblée provinciale de Kasaï, les miliciens se sont emparés des armes des policiers et des véhicules à bord desquels ils circulaient.

Kalamba précise qu’ »Ils (les policiers) ont été arrêtés par des miliciens qui en ont décapité environ 40″, alors que six policiers ont été épargnés au motif qu’ils parlaient le dialecte local tshiluba.

Depuis la fin constitutionnelle du mandat du président Joseph Kabila, la violence gagne du terrain en RDC.

Selon l’armée congolaise, un militaire et trois miliciens ont été tués vendredi dans des combats dans un quartier de Bemi, une ville située dans l’Est, attaqué par les Maï-Maï, groupes « d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique.

Depuis octobre 2014, la ville et les environs de Beni sont plutôt la cible d’attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe rebelle ougandais.

Selon les statistiques des Nations unies, plus de 400 personnes ont été tuées dans les récentes violences en RDC. Le gouvernement a précisé mardi que 67 policiers et de nombreux soldats avaient péri dans des heurts.

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