Côte d’Ivoire : L’image de Gbagbo est un «handicap» selon le chef de son parti

Le chef du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan   a affirmé lundi, après son échec aux dernières législatives, que le FPI doit se « rénover » en se détachant de l’image de son fondateur l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, qui constitue un « handicap ».

Une frange du Front populaire ivoirien appelée « frondeurs » qui se disent fidèles à Laurent Gbagbo – actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité – avait appelé au boycott des législatives.

Enfin de compte, le FPI n’a remporté que trois sièges, alors que le RDHP, la coalition au pouvoir, a raflé 167 sièges sur 254, suivi par des indépendants qui ont remporté la majorité des sièges restants.

L’ancien Premier ministre ivoirien, Affi N’Guessan, qui a été élu dans sa circonscription et «s’attendait à mieux» pour les candidats de sa formation, explique cette lourde défaite par le faible taux de participation de 34%.

L’actuel chef du FPI veut faire « une rupture » avec le passé, estimant que « quoi qu’on pense du fondateur (Laurent Gbagbo), il s’agit de construire un nouveau projet qui prend en compte le bilan du passé pour identifier les handicaps du parti. Or les handicaps du parti son liés à son image ».

En outre, il entend soigner l’image du parti, traité « de parti xénophobe, sectaire et violent’’  pour  construire un parti républicain, soucieux de la stabilité politique, ouvert au monde et non un parti renfermé sur un nationalisme débridé ».

Ces législatives sont les premières élections à se tenir sous la IIIe République ivoirienne, après l’adoption d’une nouvelle Constitution en octobre 2016.

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