La France dit non à AQMI

Le terrorisme a des limites, même si cela peut virer au drame. Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), l’organisation terroriste active dans certains pays sahéliens (Algérie, Mali, Niger,…), a récemment exigé une rançon de 90 millions d’euros (120 millions de dollars américains) à la France contre la libération de quatre de ses ressortissants. Ceux-ci font partie d’un groupe de sept personnes enlevées le 16 Septembre 2010  à Arlit dans les installations  du géant du nucléaire français Areva (nord du Niger).

La réponse de l’Hexagone ne s’est pas faite attendre. : « Nous ne négocions pas sur ces bases », a affirmé Alain Juppé, le ministre français des Affaires Etrangères à l’occasion d’une rencontre avec ses pairs européens lundi à Bruxelles. Surtout qu’en plus, les terroristes exigent la libération de leurs collaborateurs emprisonnés en France et dans d’autres pays. Ce qui est beaucoup trop demander pour les français, lesquels allouent d’ailleurs un budget annuel de loin inférieur  aux services de Sécurité Extérieure (53,5  millions d’euros – 72  millions de dollars américains).

Sans échange d’espèces sonnantes et trébuchantes, la détention de ces français pourrait finir tragiquement. Car, les ressources financières d’AQMI proviennent à 90 % des demandes de rançons. D’ailleurs,  selon certaines indiscrétions, le groupe terroriste n’a consenti à libérer les 3 premiers otages du même groupe qu’après le versement d’une contrepartie. Malheureusement, si ce genre de tractations continue, tous les pays sahéliens seront constamment déstabilisés. Les diplomates concernés doivent donc s’atteler à trouver des solutions définitives.

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