RDC : Démarrage du dialogue politique autour des évêques

rdcLes évêques catholiques congolais ont entamé ce jeudi à Kinshasa, les discussions directes initiées par pour éviter le chaos en République Démocratique du Congo (RDC) au terme du mandat du président sortant, Joseph Kabila, prévu pour le 19 décembre par la Constitution.
Sous la médiation de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), ces discussions se déroulent entre les participants au dialogue national et les membres du Rassemblement, une coalition de l’opposition qui avait refusé de prendre part au dialogue national organisé par le pouvoir.
En présence du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) en RDC, Mgr Marcel Utembi, président de la CENCO, a indiqué aux négociateurs des différentes parties que « le pape recommande aux acteurs politiques congolais de construire des ponts, pas des murs », reconnaissant que le pays était dans un enlisement aux « conséquences incalculables ».
Pour le président de la CENCO, « les conclusions de ces travaux vont conduire urgemment à la paix, à la réconciliation, à la tenue d’élections apaisées afin d’obtenir l’alternance politique, comme prescrit dans la Constitution ». Il s’est déjà réjouit « des signaux forts et très encourageants » de la part du président Joseph Kabila et un « élan d’encouragement…relayé » par Étienne Tshisekedi, opposant historique du pays.
A l’approche du 19 décembre, date constitutionnelle de la fin du dernier mandat du président Kabila, un climat d’incertitude règne dans le pays, ce dialogue direct entre le camp de ceux qui ont pris part au dialogue national et ceux qui l’ont boycotté, semble être celui de la dernière chance.
L’opposition brandit la menace de manifestations pour faire partir Kabila. Déjà, les 19 et 20 septembre dernier, des émeutes avaient éclaté à Kinshasa en marge d’une manifestation du « Rassemblement », l’opposition majoritaire constituée autour du parti d’Étienne Tshisekedi, opposant historique en RDC.
Dans un rapport publié mercredi sur ces évènements, la commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a estimé que les responsabilités des violences meurtrières en septembre à Kinshasa, étaient partagées entre les pouvoirs publics et les organisateurs.
la CNDH assure qu’il y a eu « effectivement des violations des droits de l’Homme et des atteintes aux droits fondamentaux des citoyens dont la responsabilité est partagée » entre « certains éléments non identifiés de la police » qui « ont fait un usage disproportionné de la force », « certains manifestants » et les « organisateurs ».

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