La Libye prépare des élections sous l’égide de l’ONU

La Libye a lancé ce mercredi une campagne d’inscription des électeurs pour des scrutins, dans le cadre d’un plan parrainé par l’ONU pour sortir le pays du chaos qui y prévaut depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi.

La campagne d’inscription dont le lancement a été fait par Imed al-Sayeh, chef de la Commission électorale libyenne (HNEC), en présence de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, vise au moins un million de nouveaux électeurs qui viendront s’ajouter à 1,5 million de Libyens qui s’étaient inscrits pour les législatives de 2014.

Selon le patron du HNEC, cette campagne devrait durer deux mois.La commission électorale avait déjà organisé les deux premières législatives en 2012 et 2014, réinstaurant cet exercice démocratique après 42 ans d’interdiction sous le régime de Mouammar Kadhafi.

En attendant une date pour le scrutin, une loi électorale doit être également rédigée et adoptée au préalable, a précisé l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, précisant les Nations Unies travaille sur plusieurs axes pour aider à préparer les élections.

Alors que des autorités rivales, à Tripoli et dans l’est du pays, et de nombreuses milices se disputent actuellement le pouvoir, suite au chaos crée par la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi, M. Salamé a estimé que « la meilleure solution pour départager les (groupes) rivaux en Libye étaient les élections », dont la nature -présidentielle ou législatives- étaient encore à définir.

Un porte-parole du Maréchal Haftar, qui contrôle l’est du pays et ne reconnaît pas le gouvernement en place à Tripoli, a indiqué dans une interview avec un journal libyen qu’il serait difficile d’organiser ces élections l’an prochain.

Mais M. Salamé a rappelé que tous les acteurs politiques en Libye, y compris le maréchal Haftar, s‘étaient prononcés en faveur de ces élections. Il a aussi déclaré la semaine dernière lors de la conférence MED  à Rome, souhaiter rencontrer « bientôt » l’homme fort de Tobrouk.

Le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et appuyé par la communauté internationale, Fayez al-Sarraj, et l’homme fort de l’est de la Libye, Khalifa Haftar, avaient adopté en juillet en France une déclaration commune de sortie de crise, appelant notamment à l’organisation d’élections le plus rapidement possible.

La Libye compte 3,4 millions d’électeurs potentiels sur une population de six millions d’habitants.

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