RDC : Etienne Tshisekedi déclenche «le compte à rebours’’ pour le départ de Kabila

etienne-tshisekediLe leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) et du Rassemblement, plate-forme de l’opposition Congolaise, Etienne Tshisekedi a annoncé avoir lancé le compte à rebours pour le départ du pouvoir du président sortant, Joseph Kabila à la fin de son mandat le 19 décembre comme le prévoit la Constitution.

Le communiqué indique que « le Rassemblement invite tous les congolais…à une mobilisation générale, et déclenche à dater de ce jour, le compte à rebours de la fin du mandat de Monsieur Kabila, qui interviendra le 19 décembre 2016 à minuit, conformément à l’article 64 de la Constitution’’.

Cet appel intervient alors que l’opposant historique a été empêché de tenir son meeting pour la deuxième semaine consécutive, qualifiant « d’état d’urgence », les dispositifs déployés pour empêcher ce rassemblement de l’opposition.

Le déploiement de la police dans plusieurs villes du pays s’est d’ailleurs soldé par des échauffourées à Bunia dans l’ex-province Orientale et à Goma, dans la province du Nord-Kivu où des partisans du Rassemblement ont brûlé des pneus et érigés des barricades avant que certains ne soient arrêtés.

A Kinshasa, la police a bloqué toutes les entrées du quartier où réside Tshisekedi et occupé le terrain où le meeting devait se tenir, près du Parlement.

Tshisekedi « condamne la violence avec laquelle, les forces armées et les éléments de la police, instrumentalisés par le pouvoir, ont, depuis plusieurs jours, opéré des rafles dans les quartiers et enlevé des responsables des mouvements de jeunes du Rassemblement », précise le document.

Le leader du Rassemblement annonce avoir pris des mesures pour contourner les stratégies du gouvernement pour des manifestations à venir.

Le climat politique en République Démocratique du Congo (RDC) est de plus en plus tendu à l’approche de la date butoir du 19 décembre marquant la fin du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001.

Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi Kabila de se représenter.

Mais en accord avec une frange minoritaire de l’opposition, le président Joseph Kabila, a nommé Samy Badibanga au poste de Premier ministre pour préparer lesdites élections pour avril 2018.

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