L’Etat sénégalais empêche la flambée des hydrocarbures

Au Sénégal, les prix des produits pétroliers devaient, normalement, connaître une nouvelle augmentation au courant de la semaine dernière. Mais, l’Etat a dû intervenir pour que ce ne soit pas le cas. Une décision signée Maître Abdoulaye Wade.

En effet, le président de la République a préféré abandonner une partie de la TVA au profit de la stabilité des coûts des hydrocarbures. Sinon, à daté du samedi 19 Mars, le super et le gasoil, par exemple, seraient passés, respectivement, de 783 FCFA (à peu près 1,56 dollar) à 825 FCFA le litre (1,65 dollar) et de 721 FCFA (1,44 dollar) à 764 FCFA (1,52 dollar) pour le même volume. De la même manière, les prix du fuel de la SENELEC et de l’essence de pirogue devaient connaître des hausses. Celles-ci s’expliquent par un contexte économique mondial mouvementé avec un baril de pétrole instable qui vaut actuellement 110 dollars américains.

Mais, maintenir les prix à leurs niveaux pèse très lourd sur les épaules de l’Etat sénégalais. Une politique similaire à celle embrassée aujourd’hui concernant les hydrocarbures a été appliquée, d’antan, pour le gaz naturel. Pour en réduire le coût, le Sénégal se prive, depuis près de deux ans, des frais de douanes et de la TVA relatifs. Par conséquent, le Trésor Public essuie des pertes mensuelles d’environ 1 milliard de FCFA (2 millions de dollars américains). Malheureusement, le cours mondial du pétrole est loin de se stabiliser. Ce qui ne fera qu’appauvrir non seulement le Sénégal mais aussi d’autres pays tant en Afrique qu’hors du continent noir.

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