Des experts ivoiriens plaident pour la promotion de la bancarisation

bkDes experts ivoiriens ont plaidé ce samedi à Abidjan, pour la promotion de la bancarisation en Côte d’Ivoire, où selon le directeur des Affaires monétaires au Trésor public ivoirien, Dowo Yobouet, il convient de mettre fin aux préjugés à l’encontre des banquiers ainsi qu’à la méfiance à l’égard du système bancaire du pays.

«Posséder un compte bancaire constitue un gage de sécurité et permet d’accéder au crédit pour la réalisation des activités rémunératrices», a noté Yobouet.

L’objectif visé par cette campagne de sensibilisation est de relever à plus 20% le taux de bancarisation en Côte d’Ivoire dans le cadre de la facilitation de l’inclusion financière et de l’accès aux services bancaires. Ouvrir un compte bancaire est un acte civique, a renchéri Bernard N’dri, le chef de projet du Marché des assurances, banques et établissements financiers (MABEF).

«La bancarisation génère des fonds permettant de financer des projets qui profitent aux populations. Par ailleurs, à travers la bancarisation, les structures financières peuvent faire face aux enjeux de la croissance économique du pays», a-t-il souligné.

De son avis, il importe de multiplier les campagnes de promotion afin d’inscrire la bancarisation comme le fer de lance de la politique de relance des activités économiques post-crise en Côte d’Ivoire.

«Des investissements crédibles et porteurs ne peuvent être réalisés que si les banques et les établissements financiers mobilisent les ressources financières nécessaires», a estimé Bernard Ndri, qui a fait le constat de la faiblesse du taux de bancarisation en Afrique en général, et en Côte d’Ivoire en particulier.

Le niveau de bancarisation en Côte d’Ivoire qui est de 14% selon des statistiques officielles, reste en deçà des attentes des autorités gouvernementales.

Le taux de bancarisation dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se trouve entre 3% et 7%, alors qu’il avoisine 99% dans certains pays et se situe à 50% ou 60% dans les pays du Maghreb.

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