Un conseiller du président ivoirien limogé pour ingérence dans la présidentielle au Gabon

mamadiLa présidence ivoirienne a annoncé mardi dans un communiqué, le limogeage de Mamadi Diané, Conseiller spécial du président ivoirien, Alassane Ouattara, suite aux informations relatives a son ingérence dans les  élections présidentielles au Gabon.

Lors d’une conférence de presse, le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du candidat Ali Bongo Ondimba (ABO), Alain-Claude Billie By Nzé avait accusé le Conseiller du président de la Côte d’Ivoire, de comploter avec Jean Ping, candidat de l’opposition gabonaise, en lui suggérant dans une conversation téléphonique  le 29 aout dernier, de provoquer la démission des membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) en les corrompant.

Toujours selon le porte-parole d’Ali Bongo, Mamadi Diané a d’abord introduit Yéo Sihifoha Namogoh et son équipe de hackers au Gabon, peu avant les élections pour diffuser de faux procès verbaux et pirater des données gouvernementales au profit de Jean Ping.

Cest élements font l’objet d’un avis de recherche lancé depuis la fin de la semaine dernière, par les services de sécurité ivoiriens, pour piratage de réseaux de communication.

C’est ainsi que pour éviter une brouille dans les relations diplomatiques entre les deux pays, le conseiller spécial d’Alassane Outtara a été démis de ses fonctions.

Dans son communiqué, «la présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise».

Dans l’attente des résultats officiels de la présidentielle, le candidat Jean Ping qui s’était autoproclamé vainqueur, appelait hier mardi, ses partisans à rester mobilisés sans manifester.

La commission électorale devait communiquer les résultats mardi soir, après une réunion plénière, mais rien n’avait filtré jusque tard dans la nuit.

Un peu plus de 628.000 électeurs gabonais étaient appelés à départager le président sortant Bongo qui a succédé à son Père décédé en 2009, et Jean Ping, qui a pu rallier les principaux candidats de l’opposition qui étaient en lice autour de sa candidature unique.

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