Soudan du Sud : 60.000 personnes ont fui le Pays en moins d’un mois

soudan-sud-refugiesDepuis la reprise des combats entre les forces gouvernementales et les ex-rebelles à Juba, la capitale du Soudan du Sud, environ 60.000 personnes ont fui le pays selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

Au mois de juillet, environ 52.000 sud-soudanais ont rejoint l’Ouganda, 7000 le Soudan et 1000 le Kenya, a indiqué le HCR, précisant quelques 900.000 Sud-Soudanais ont quitté leur pays depuis le début de la guerre civile en décembre 2013, date à laquelle le pays comptait environ 11 millions d’habitants.

L’accord de paix conclu il y a un an par les deux clans rivaux, a été émaillé à plusieurs reprises par les combats opposants les forces armées de Salva Kiir et de son ex-vice président, Riek Machar.

Les personnes fuyant la violence la plus récente à Juba, ont déclaré avoir été refoulées par des groupes armés sur la route de l’Ouganda.

« Au début, nous avons appris que le gouvernement était très réticent à ce que les gens quittent le pays et qu’il les en empêchait. Maintenant, cela semble moins être le cas», a déclaré à la presse la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, ajoutant que d’autres groupes armés sont impliqués, et que souvent les personnes qui fuient la violence doivent monnayer des hommes armés pour leur passage aux points de contrôle.

Environ 85 pour cent des personnes qui arrivent en Ouganda sont des femmes et des enfants, a révélé la porte-parole du HCR, ajoutant que certains enfants souffraient de malnutrition sévère, alors que le  choléra constitue une menace croissante pour ceux qui sont restés au Soudan du Sud. Fin juillet en effet selon l’OMS, 586 cas de choléra dont 21 décès ont été signalés, la plupart dans la région de Juba.

En outre, la plupart des 250.000 réfugiés à l’intérieur du Soudan du Sud en provenance d’autres pays ont également été affectés par les derniers combats.

Sur le plan politique c’est toujours l’incertitude qui prévaut dans le pays. Lam Akol, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire a annoncé lundi sa démission, déclarant mort l’accord de paix conclu entre les deux belligérants.

Le ministre démissionnaire de l’agriculture accuse le président Salva Kiir d’avoir fait fuir son ancien vice-président Riek Machar pour lui trouver un remplaçant et promet de le faire tomber par tous les moyens.

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