Les forces Libériennes désormais responsables de la sécurité dans le pays

forces-liberiaL’ONU qui assurait depuis 2003, la sécurité au Liberia a transféré ce jeudi, ses compétences en matière de sécurité aux forces libériennes qui ont été formées par des sociétés privées et la Mission des Nations Unies au Liberia(Minul).

«Le dispositif libérien est prêt à assumer cette grande responsabilité», a assuré le ministre de l’Information, Eugene Nagbe, balayant les craintes et doutes exprimés par ses compatriotes à l’approche de l’élection présidentielle prévue en 2017.

La Minul dont les effectifs ont atteint 15.000 hommes, a été chargée d’assurer la sécurité et la protection de la population à son déploiement, en 2003, après 14 ans de guerres civiles qui ont ravagé ce pays d’Afrique de l’ouest.

Le conflit a fait 250.000 morts, des milliers de réfugiés, ruiné l’économie et disloqué les forces de défense et de sécurité du pays, composées alors de soldats loyalistes, des ex-rebelles et des miliciens.

Après une remise à plat, de nouveaux policiers et militaires ont été formés, notamment par des sociétés privées financées par les Etats-Unis et par l’ONU. Mais la Minul a continué de « sécuriser les infrastructures publiques de base, notamment les ports et les aéroports », les transferts de fonds et les prisons.

Officiellement ce jeudi, la Minul a rendu au gouvernement libérien les dernières «compétences en matière de sécurité» qu’elle exerçait, bouclant un processus entamé en 2015 dans ce pays pauvre aux frontières poreuses peuplé de 4,3 millions d’habitants.

Selon un rapport de l’ONU, les forces libériennes comptaient 5.170 policiers et 2.050 militaires à la mi-février. A la même date, la Minul comptait 1.155 policiers et 3.371 militaires, des effectifs appelés à se réduire progressivement.

Même si elle réjouit dans les milieux officiels, cette remise de compétences suscite des craintes au sein de la population. Certains habitants se disent peu rassurés par ce transfert de compétences et racontent d’amères expériences de racket, corruption ou abus de pouvoir par des porteurs d’uniformes, eux-mêmes mal payés et sous-équipés. Avec la palme de la mauvaise réputation pour les policiers.

 

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