Afrique du Sud : L’ANC porte plainte contre un opposant pour trahison

Julius-MalemaLe Congrès National Africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du sud a annoncé lundi, avoir déposé une plainte pour trahison contre le chef du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), Julius Malema, l’accusant d’avoir menacé dans une interview, de renverser le gouvernement de Jacob Zuma, indique le porte-parole de l’ANC, Zizi Kodwa.

Dans une interview accordée dimanche à une chaîne de télévision locale, Julius Malema avait affirmé qu’il allait «bientôt perdre patience» et «faire partir ce gouvernement à la pointe du fusil».

Avant d’annoncer le dépôt de sa plainte, l’ANC avait dénoncé plutôt dans la journée dans un communiqué, les déclarations «inflammatoires, traîtres et séditieuses» de Malema, dont le parti réclame depuis plusieurs mois, le départ du président Jacob Zuma après avoir trempé dans des scandales de corruption.

Jacob Zuma a été reconnu fin mars dernier, par la justice, coupable d’avoir violé la Constitution en refusant de rembourser une partie des 20 millions d’euros d’argent public qu’il a utilisé pour rénover sa résidence privée.

Très remontés contre le pouvoir, les députés issus du parti de Malema perturbent régulièrement les séances parlementaires en interpellant la présidente de l’Assemblée sur des points de règlement ou en scandant des slogans anti-Zuma.

«Nous sommes une organisation pacifique (…) mais le gouvernement répond avec tant de violence. Ils nous frappent au Parlement et envoient les soldats quand les gens protestent», avait déploré dimanche dans son interview Julius Malema.

Le leader des EFF, âgé de 35 ans, qui se fait appeler « Commandant en chef » par ses partisans, est un ancien militant de l’ANC, dont il a été exclu en 2012. Il dirigeait à l’époque la ligue des jeunes du parti.

Un an plus tard les EFF, un parti de gauche radicale, devenu la troisième formation politique du pays à être représenté par 25 députés au Parlement, après avoir recueilli 6 ;35% des voix aux dernières  législatives de mai 2014.

Les leaders des EFF espèrent confirmer leur ancrage dans le paysage politique sud-africain, à l’occasion des élections municipales prévues le 3 août prochain.

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