Centrafrique : le nouveau président Touadéra s’engage pour la paix et la réconciliation

touaderaLe nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est engagé solennellement, lors de la prestation de serment mercredi à Bangui, à respecter la constitution du pays, à préserver la paix et à œuvrer à la réconciliation.

«Je jure de respecter scrupuleusement la Constitution (…) et de préserver la paix», a déclaré le président Touadéra élu le 14 février dernier. Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie d’investiture qui s’est déroulée au stade de Bangui, hautement sécurisé par les Casques bleus.

Il s’est dit résolu à remplir sa charge présidentielle «sans aucune considération ethnique» et à promis de ne jamais exercer son pouvoir à des « fins personnelles ».

Le nouveau président s’est aussi engagé à «procéder à la refondation de l’armée, apolitique et non confessionnelle» avant d’appeler le peuple centrafricain à la réconciliation nationale.

« Vous serez le président de la réconciliation nationale », a confirmé dans sa déclaration le président de la Cour constitutionnelle Zacharie Ndouba, après les engagements du président.

Elu le 14 février dernier, le président Touadéra a prêté serment mercredi dans la capitale centrafricaine. La cérémonie s’est déroulée en présence des chefs d’Etat du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, et de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, des ministres français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Cette cérémonie d’investiture marque la fin de la longue transition née du renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la rébellion de la Séléka et la courte prise de pouvoir par son chef, Michel Djotodia.

La République centrafricaine sort ainsi d’une crise de 3 ans marquée par de graves violences intercommunautaires qui a fait de nombreuses victimes et ravagé son économie. Les interventions des forces françaises dans le cadre de l’opération Sangaris à compter de fin 2013 et de 12.000 Casques bleus de la Minusca ont permis de freiner les violences et de contribuer au retour du clame dans le pays. Pour autant, les défis sécuritaires sont encore sur le tapis.

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