Début du dialogue politique en Guinée équatoriale mais sans l’opposition

Le «dialogue national» voulu par le président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert lundi en l’absence des principaux leaders de l’opposition, malgré les signes forts affichés par le pouvoir.

L’opposition avait posé trois conditions à sa participation à ce dialogue, à savoir la venue d’observateurs internationaux, l’amnistie totale ainsi que la libération de prisonniers politiques. Or, ces deux derniers points ne sont pas respectés.

Le président Obiang a proclamé le 4 juillet dernier, l’amnistie totale en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité. Cependant, cette amnistie au profit des prisonniers politiques est restée, jusque-là, lettre morte.

Aucun militant incarcéré et membre du Parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) n’a été libéré avant la tenue de ce séminaire. Une trentaine de militants du parti CI sont toujours en détention. Dans un tel contexte «nous n’attendons rien de ce dialogue», indique Gabriel Nse Obiang, leader de cette formation politique.

« Il faut qu’on commence un processus de transition qu’on n’a jamais fait, (…) que la Guinée équatoriale soit un Etat démocratique et de droit, que les Equato-Guinéens aient la capacité d’élire leurs dirigeants. Nous attendons que le pays change», a déclaré Andres Esono Ondo, secrétaire général du parti Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition dans le pays.

Pour le président Obiang, au pouvoir depuis 1979, l’objectif annoncé par ce 6e dialogue sous sa présidence, était de «permettre une large participation de tous les acteurs politiques» pour «préserver la paix et le développement que le pays connaît actuellement».

Ce séminaire devait durer deux semaines et devait être une table ronde pour discuter avec les opposants de sujets tels que la démocratie ou les droits de l’homme.

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