Kenya : Le cerveau de l’attaque de l’université de Garissa abattu

garsaLe ministère kényan de l’Intérieur, Mohamed Mohamud a annoncé jeudi, la mort dans un raid aérien au sud de la Somalie, du cerveau de la sanglante attaque contre l’université de Garissa (nord-est kényan), qui a fait 152 morts en avril dernier.

« Quatre chefs du groupe islamiste somalien shebab ont été tués dans une attaque de drone américain menée dans la nuit de mercredi à jeudi », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mwenda Njoka, sur son compte twitter.

Le raid aérien a été mené par un drone américain, a indiqué Njoka, précisant que parmi les quatre victimes figurait Mohamed Mohamud, alias Kuno, ex-professeur kényan d’une école coranique dans la ville de Garissa située dans le nord-est du Kenya frontalier de la Somalie. Le mis en cause est présenté par les autorités kenyanes, comme étant le principal organisateur du massacre de Garissa, le plus sanglant jamais perpétré au Kenya par le groupe affilié à Al-Qaïda.

Les autorités kényanes avaient promis une récompense d’environ 200.000 euros pour la capture de Mohamed Mohamud, l’un des hommes les plus recherchés par le pays.

Les États-Unis ont lancé ces dernières années de nombreuses attaques de drones en Somalie visant les positions de commandants islamistes, dont l’une d’entre elles ayant coûté la vie au chef des Shebab, Ahmed Abdi Godane, en septembre 2014.

Ce raid survient une semaine avant une visite au Kenya du président américain Barack Obama, une première depuis son accession à la Maison blanche.

L’attaque s’est produite à deux heures du matin ce jeudi dans les environs de Jungal et Bardhere, dans le sud de la Somalie.

Des chefs locaux des environs de Bardhere, dans la région somalienne de Gedo, avaient rapporté un peu plus tôt que deux missiles au moins avaient frappé des véhicules transportant des combattants islamistes.

« Nous avons entendu deux grosses explosions et, selon nos informations, des véhicules auraient été ciblés à proximité d’une base militaire Shebab », a expliqué Abdiwahab Ali, chef d’un village proche du lieu de l’attaque.

« Les habitants du village nous disent qu’un missile tiré d’un avion a atteint un véhicule et un camp militaire des Shebab », a ajouté un autre chef local, Hassan Gesle.

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