Burkina Faso : Manifestation populaire pour réclamer la dissolution de la garde présidentielle

Le peuple du Burkina Faso était de nouveau dans la rue, samedi 07 février 2015, pour « exiger » cette fois la dissolution de la garde présidentielle (RSP). Ils étaient donc plusieurs milliers de burkinabè qui ont pris part à ce rassemblement, sur la Place de la Révolution à Ouagadougou pour s’offusquer contre le régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Pour les acteurs de la société civile, auteur de ce rassemblement, la RSP constitue « une menace pour la fragile transition au pays des Hommes intègres ».

les hommes intégres
Les hommes intégres ne veulent plus de la RSP

Cette garde présidentiel a été à l’origine de la suspension du conseil des ministres qui devait se ternir le mercredi 04 février 2015. Ce corps, avait pris en parti le lieutenant colonel Isaac Zida, par ailleurs premier ministre, dans une réunion pour exiger sa démission du gouvernement de transition.

Bien avant, la même garde présidentielle, avait déjà interrompu le conseil des ministres le 30 décembre 2014 pour exiger des comptes à Zida et lui donner l’ordre de revoir les nominations qu’il avait faites dans l’Armée. Zida, numéro 2 de ce corps d’élite façonné sous le régime du président déchu Blaise Compaoré, avait publiquement demandé le 13 décembre 2014, le démantèlement « pur et simple » de la RSP.

Ce corps, conduit par le Général Gilbert Dienderé, par ailleurs Chef d’Etat major particulier du président Blaise Compaoré chassé du pouvoir par la rue,  à « rassurer toute la population » sur le fait qu’il n’avait pas « d’agenda caché » et qu’il souhaitait accompagner la transition. Mais, pour la RSP, elle va « renoncer à la démission de Isaac Zida que si la promesse de leur non-dissolution est faite », a-t-elle déclaré au lendemain de la suspension du conseil des ministres.

Le président de la transition, Michel Kafando, a indiqué vendredi 06 février, qu’une commission sur ce régiment sera mise en place. La réflexion d’urgence, pour le général Pingrenoma Zagré, chef d’état-major général des armées, serait de « réorienter l’emploi opérationnel du RSP afin de l’orienter vers les missions de défense et de sécurité du territoire national, au regard du changement de régime que notre pays a connu », a-t-il affirmé à la télévision publique.

Pour les Organisations de la société civile du Burkina, « il faut impérativement se débarrasser de la RSP », scandaient les manifestants au rassemblement. En décembre 2014, l’ONG international Amnesty International avait pointé du doigt la RSP pour son usage « excessif et létal » de la force durant les manifestations anti-Compaoré, de même que certains gendarmes et militaires.

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