Le Kenya combat le terrorisme en dissolvant des ONG

Les autorités kenyanes ont annoncé mardi dans un communiqué la dissolution de centaines d’Organisations Non Gouvernementales soupçonnées de financer le terrorisme sur le territoire national.

kenya-terrorismeQuelque 510 ONG dont le gouvernement kenyan soupçonne de pratiquer des activités en liaison avec le terrorisme ont ainsi été dissolues. Cette mesure a également touché les ONG qui n’ont pas publié leurs rapports annuels et des comptes audités comme le préconise la loi du pays.

Les différentes ONG bannies ont vu leurs comptes bancaires gelés et les permis de travails pour leurs expatriés révoqués. Selon le bureau kenyan de coordination des ONG, les entités dissolues ont fait au préalable l’objet d’enquêtes de la part d’agences de sécurité locales mais aussi internationales.

Cette décision intervient après l’attaque terroriste à Mandera dans le nord-est du pays qui a fait 36 morts il y a quelques semaines. Plus globalement, depuis l’intensification des attaques terroristes sur le territoire kenyan par les islamistes Shebab, le gouvernement kenyan a pris des mesures radicales pour prouver sa volonté de combattre le terrorisme. Parmi les décisions qui ont suivi les attentats terroristes de ces derniers mois, le président kenyan Uhuru Kenyatta a notamment limogé son ministre de l’intérieur et le chef de la police de la ville de Mandera.

Par ailleurs, des mesures préventives ont été prises pour ne pas reproduire les erreurs passées. Le gouvernement du pays compte dans ce sens adopter un texte durcissant la législation sur le plan sécuritaire. Les donateurs par exemple sont dorénavant dans l’obligation d’informer le gouvernement du montant qu’ils offrent aux ONG et des activités qu’ils financent. Ainsi les ONG souffrant de problèmes de comptabilité ne pourront être autorisées à poursuivre leurs activités que si elles se soumettent à une procédure d’agrément et la remportent, sans quoi elles resteront radiées pour une durée indéterminée.

Ces mesures radicales ont été décriées par plusieurs organisations des droits de l’Homme et organes de presse.

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