Tunisie : La jeunesse une frange sociale peu intéressée à la politique

Les jeunes tunisiens sont de moins en moins intéressés par l’actualité politique, notamment celle relative aux prochaines élections législative et présidentielle, à cause du manque d’intérêt dont ils font l’objet. Plusieurs témoignages recueillis par la presse locale rendent compte du sentiment dominant au milieu de la jeunesse, à savoir l’exclusion socio-économique.

NIDAA-Kairouan
Les raisons de ce sentiment sont diverses et vont des manœuvres de la classe politique au chômage persistant en passant par la corruption et le clientélisme.Selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, près de 20% des jeunes âgés entre 19 et 25 ans sont au chômage, face au manque de perspectives.

En effet, les plus méritants, en termes de formations diplômantes, ne sont pas forcément ceux qui décrochent les meilleurs emplois dans le pays. La situation est bien pire pour la fraction de la population jeune qui n’a pas eu l’opportunité de s’instruire, et peine à s’insérer dans le tissu socio-économique sur le plan national.

Le travail est une manne qui profite à ceux qui ont des liens avec la classe dirigeante. Ce constat se révèle contradictoire aux aspirations de la jeunesse qui a mené la révolution du jasmin. Loin des rêve de liberté, de justice et de bonne gouvernance, la Tunisie d’aujourd’hui semble disposer de peu de choses à offrir à sa population jeune, de plus en plus en proie à la cherté de la vie et au difficile accès aux emplois.

Quatre ans après le renversement du régime du dictateur Ben Ali, le bilan n’est vraiment pas reluisant. Selon les internautes, lorsqu’on observe la situation en Tunisie, on constate que la révolution a été confisquée par différentes forces sauf celle de la jeunesse, la première à se révolter contre l’ancien système.

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